Ce que je vais vous raconter aujourd’hui m’est arrivé il y a quelques mois. Et honnêtement, je n’aurais jamais imaginé que ça puisse m’arriver à moi.
Des douleurs au ventre qui revenaient sans explication. Une fatigue permanente que je mettais sur le compte du stress. Des démangeaisons nocturnes dont je n’osais parler à personne.
Pendant des semaines, j’ai ignoré ces signaux. Je me disais que ça allait passer. Que c’était probablement l’alimentation, ou le manque de sommeil, ou n’importe quoi d’autre.
Jusqu’au jour où j’ai finalement consulté un médecin.
Et là, le diagnostic est tombé. Un diagnostic que je n’avais absolument pas anticipé.
Des vers intestinaux.
Oui, vous avez bien lu. Des parasites. Dans mon corps. En 2024.
Ma première réaction a été la honte. Comment était-ce possible ? Je me lave les mains. Je fais attention à ce que je mange. Je vis dans un environnement propre.
Mais ce que mon médecin m’a expliqué ensuite a complètement changé ma perception de ce problème. Et c’est exactement ce que je vais partager avec vous aujourd’hui.
Un problème bien plus répandu qu’on ne l’imagine
Voici la première chose que mon médecin m’a dite, et elle m’a stupéfaite.
Les vers intestinaux touchent des millions de personnes chaque année. En France. Dans des foyers parfaitement normaux. Chez des gens qui ont une hygiène irréprochable.
Ce n’est pas une question de saleté ou de négligence. C’est simplement que ces parasites sont partout — et qu’il suffit parfois d’un moment d’inattention pour être contaminé.
Un légume mal lavé au restaurant. Une poignée de porte dans un lieu public. Un enfant qui revient de l’école avec des œufs microscopiques sous les ongles. Une viande pas assez cuite lors d’un barbecue.
Les sources de contamination sont infinies. Et la plupart des gens infectés ne le savent même pas.
C’est ça le plus troublant. Vous pourriez en avoir en ce moment même, sans le moindre soupçon.
Qu’est-ce que les vers intestinaux exactement ?
Quand on entend “vers intestinaux”, on imagine immédiatement quelque chose de répugnant. Et je ne vais pas vous mentir — ce n’est effectivement pas agréable à visualiser.
Mais pour s’en débarrasser efficacement, il faut d’abord comprendre à quoi on a affaire.
Les vers intestinaux sont des parasites qui s’installent dans notre tube digestif. Une fois là, ils se nourrissent de ce que nous mangeons — littéralement, ils volent nos nutriments. C’est pour ça que les personnes infectées ressentent souvent une fatigue inexplicable et des carences, même avec une alimentation équilibrée.
Il existe plusieurs types de ces indésirables.
Les oxyures sont les plus courants, surtout chez les enfants. Ce sont de petits vers blancs, d’à peine un centimètre, qui provoquent ces fameuses démangeaisons nocturnes dont on n’ose pas parler.
Les vers ronds sont plus impressionnants — ils peuvent mesurer jusqu’à 30 centimètres. Leur présence passe souvent inaperçue pendant longtemps avant que les symptômes ne deviennent évidents.
Les ténias, aussi appelés vers solitaires, sont les plus spectaculaires. Certains peuvent atteindre 10 mètres de long. Oui, dix mètres. À l’intérieur de votre intestin.
Maintenant que vous savez ce que c’est, voyons comment ces parasites arrivent jusqu’à nous.
Comment on attrape des vers intestinaux
C’est la question que je me suis posée en boucle après mon diagnostic. Comment était-ce arrivé ?
Mon médecin m’a expliqué les principales voies de contamination. Et en l’écoutant, j’ai réalisé combien il était facile d’être exposé sans même s’en rendre compte.
Les aliments contaminés sont la source la plus fréquente. Une salade dont les feuilles n’ont pas été suffisamment rincées. Un steak tartare dans un restaurant. Du poisson cru qui n’a pas été correctement préparé. Des fruits cueillis et mangés sans lavage.
L’eau non traitée peut contenir des œufs de parasites invisibles à l’œil nu. Un verre d’eau du robinet dans certaines régions, de l’eau avalée en se baignant dans un lac ou une rivière, des glaçons fabriqués avec de l’eau non filtrée lors d’un voyage.
Le contact avec des surfaces infectées est plus sournois. Les œufs de certains parasites peuvent survivre plusieurs semaines sur une poignée de porte, un siège de toilettes, un jouet d’enfant. Vous les touchez, puis vous portez vos mains à votre bouche sans y penser — et c’est fait.
La transmission entre personnes est particulièrement courante chez les enfants. Un enfant infecté se gratte, récupère des œufs sous ses ongles, touche un camarade ou un objet partagé, et le cycle continue.
Ce qui m’a frappée, c’est de réaliser que même avec la meilleure hygiène du monde, le risque zéro n’existe pas. On peut simplement le réduire — et je vous expliquerai comment plus loin.
Les 6 signes qui doivent vous alerter
Maintenant, la partie qui vous intéresse probablement le plus.
Comment savoir si vous êtes concerné ? Quels sont les symptômes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille ?
J’ai vécu plusieurs de ces signes sans faire le lien entre eux. Avec le recul, tout était pourtant cohérent.
Signe n°1 : Les douleurs abdominales récurrentes
Pas une douleur intense et localisée, mais plutôt des crampes diffuses qui vont et viennent. Un inconfort digestif qui semble n’avoir aucune cause identifiable. Vous mangez normalement, vous n’avez pas changé vos habitudes, et pourtant votre ventre vous fait souffrir régulièrement.
Signe n°2 : Les démangeaisons anales nocturnes
C’est le symptôme le plus caractéristique des oxyures, et aussi le plus gênant à évoquer. Ces parasites pondent leurs œufs la nuit, autour de l’anus, ce qui provoque des démangeaisons intenses. Si vous vous réveillez régulièrement avec ce type d’inconfort, c’est un signal fort.
Signe n°3 : Les troubles digestifs inexpliqués
Diarrhées fréquentes, ou au contraire constipation inhabituelle. Des selles dont l’aspect change sans raison apparente. Des ballonnements permanents. Votre système digestif semble déréglé sans que vous compreniez pourquoi.
Signe n°4 : La fatigue chronique
Vous dormez suffisamment, vous ne faites rien d’extraordinaire, et pourtant vous êtes épuisé en permanence. Cette fatigue s’explique : les parasites absorbent une partie des nutriments que vous ingérez. Votre corps est littéralement privé de l’énergie qu’il devrait recevoir.
Signe n°5 : La perte de poids inexpliquée
Vous mangez normalement — peut-être même plus que d’habitude — et vous perdez du poids. Là encore, les parasites sont en cause. Ils consomment une partie de vos apports nutritionnels avant que votre corps ne puisse les absorber.
Signe n°6 : Les nausées persistantes
Des envies de vomir qui apparaissent sans lien avec ce que vous avez mangé. Un dégoût pour certains aliments qui ne vous posaient aucun problème avant. Ces nausées peuvent être le signe que votre système digestif lutte contre une présence indésirable.
Si vous reconnaissez plusieurs de ces symptômes, ne paniquez pas. Mais ne les ignorez pas non plus.
Ce que j’ai fait pour m’en débarrasser naturellement
Après mon diagnostic, mon médecin m’a proposé deux approches. Un traitement médicamenteux classique, ou une approche naturelle à essayer en premier si je le souhaitais, avec un suivi pour vérifier l’efficacité.
J’ai choisi de commencer par les remèdes naturels. Et voici exactement ce qui a fonctionné pour moi.
L’ail : mon arme principale
L’ail est utilisé depuis des siècles comme antiparasitaire naturel. Ses composés soufrés — notamment l’allicine — créent un environnement hostile pour les vers intestinaux.
Pendant trois semaines, j’ai consommé 2 à 3 gousses d’ail cru chaque jour. Le matin, à jeun, écrasées et avalées avec un verre d’eau. Le goût n’est pas agréable, je ne vais pas vous mentir. Mais l’efficacité est réelle.
Pour ceux qui ne supportent vraiment pas l’ail cru, une alternative consiste à préparer une infusion. Hachez deux gousses dans une tasse d’eau chaude, laissez infuser 10 minutes, et buvez. C’est plus doux, même si légèrement moins puissant.
Les graines de courge : le secret méconnu
C’est mon médecin qui m’a parlé de ce remède, et j’avoue que j’étais sceptique au début.
Les graines de courge contiennent de la cucurbitacine, une substance qui paralyse les vers et les empêche de s’accrocher à la paroi intestinale. Une fois détachés, ils sont naturellement évacués.
La recette est simple. Mixez 50 grammes de graines de courge fraîches (non salées, non grillées) avec un peu d’eau jusqu’à obtenir une pâte. Consommez cette préparation le matin à jeun, pendant une semaine.
Le curcuma : l’anti-inflammatoire naturel
Le curcuma ne tue pas directement les parasites, mais il aide énormément le système digestif à se remettre de l’infection. Ses propriétés anti-inflammatoires et antiseptiques purifient l’intestin et créent un terrain moins favorable aux indésirables.
J’ai intégré une cuillère à café de curcuma dans mon alimentation quotidienne — dans mes plats, dans un verre de lait végétal chaud, ou simplement mélangé à une cuillère de miel.
L’huile essentielle d’origan : puissante mais à manier avec précaution
Cette huile essentielle est connue pour ses propriétés antiparasitaires remarquables. Mais attention — elle est très concentrée et ne doit jamais être utilisée pure.
Le protocole que j’ai suivi : 2 gouttes d’huile essentielle d’origan diluées dans une cuillère d’huile d’olive, trois fois par jour pendant une semaine maximum.
Important : cette méthode est contre-indiquée pour les femmes enceintes, allaitantes, et les enfants. En cas de doute, demandez l’avis d’un professionnel.
Le chlorure de magnésium : le renfort immunitaire
Ce remède est moins connu mais particulièrement intéressant. Le chlorure de magnésium renforce le système immunitaire et modifie le pH intestinal, rendant l’environnement moins accueillant pour les parasites.
Diluez 20 grammes de chlorure de magnésium dans un litre d’eau. Buvez un verre de cette préparation chaque jour pendant deux semaines.
Les résultats que j’ai obtenus
Je vais être totalement transparente avec vous.
Les premiers jours, je n’ai pas remarqué de changement spectaculaire. J’ai même eu quelques désagréments digestifs supplémentaires — mon médecin m’avait prévenue que c’était normal, signe que les parasites étaient “dérangés”.
Après une semaine, les démangeaisons nocturnes avaient nettement diminué. Les douleurs abdominales étaient moins fréquentes.
Après deux semaines, je me sentais déjà beaucoup mieux. Plus d’énergie, meilleure digestion, disparition quasi totale des symptômes.
Après trois semaines, lors de mon rendez-vous de contrôle, les analyses ont confirmé l’absence de parasites.
Ce qui m’a le plus surprise ? Le regain d’énergie. Je n’avais pas réalisé à quel point ces indésirables m’épuisaient. Une fois débarrassée, j’avais l’impression d’avoir retrouvé une vitalité que j’avais perdue sans m’en rendre compte.
Comment éviter que ça ne revienne
Une fois guérie, ma priorité était d’éviter toute réinfestation. Mon médecin m’a donné des conseils précis que j’applique désormais au quotidien.
Le lavage des mains est devenu un réflexe absolu. Avant chaque repas, après chaque passage aux toilettes, en rentrant de l’extérieur. Pas un rinçage rapide — un vrai lavage de 30 secondes avec du savon.
Les ongles courts et propres sont essentiels. Les œufs de parasites adorent se loger sous les ongles. En les gardant courts et en les brossant régulièrement, on élimine ce refuge potentiel.
Le lavage minutieux des aliments est devenu une habitude. Tous les fruits et légumes passent sous l’eau pendant au moins 30 secondes, même ceux qui seront épluchés. On ne sait jamais ce qui se trouve sur la peau.
La cuisson suffisante des viandes est non négociable. Fini les steaks saignants dans les restaurants dont je ne connais pas les pratiques. À la maison, je vérifie systématiquement que la viande est cuite à cœur.
Le nettoyage régulier de la literie fait partie de ma routine. Draps et taies d’oreiller lavés chaque semaine à 60°C minimum. Les œufs de parasites ne survivent pas à cette température.
L’éducation des enfants (pour ceux qui en ont) est cruciale. Leur apprendre à ne pas porter les mains à la bouche, à ne pas partager certains objets personnels, à signaler toute démangeaison inhabituelle.
Quand les remèdes naturels ne suffisent pas
Je tiens à être claire sur un point important.
Les remèdes naturels ont fonctionné dans mon cas. Mais ils ne fonctionnent pas toujours, et certaines infestations nécessitent obligatoirement un traitement médicamenteux.
Si après deux à trois semaines de traitement naturel vos symptômes persistent ou s’aggravent, consultez un médecin sans attendre.
Certains parasites sont plus résistants que d’autres. Les ténias, notamment, nécessitent généralement des médicaments spécifiques pour être éliminés complètement.
Des traitements comme le fluvermal ou le Zentel sont efficaces et bien tolérés. Il n’y a aucune honte à y recourir — l’important est de se débarrasser de ces indésirables, quelle que soit la méthode.
Ce que j’aurais aimé savoir plus tôt
Si je pouvais revenir en arrière et me parler avant cette mésaventure, voici ce que je me dirais.
Ne pas avoir honte. Les vers intestinaux ne sont pas un signe de saleté ou de négligence. Ils touchent des millions de personnes, de tous milieux, de tous âges. C’est un problème de santé comme un autre.
Ne pas ignorer les symptômes. Plus on attend, plus l’infestation s’aggrave, et plus elle devient difficile à traiter. Au premier doute, agir.
Ne pas sous-estimer les remèdes naturels. Ils ont fait leurs preuves depuis des siècles et restent remarquablement efficaces pour de nombreuses personnes.
Ne pas hésiter à consulter. Un médecin ne vous jugera pas. C’est son métier de vous aider, pas de vous faire la morale.
Agissez maintenant
Si vous avez lu cet article jusqu’ici, c’est probablement que certains symptômes vous parlent. Que vous vous reconnaissez dans ce que j’ai décrit. Que vous vous posez des questions.
N’attendez pas comme je l’ai fait.
Les vers intestinaux ne disparaissent pas spontanément. Au contraire, ils se multiplient. Plus vous tardez, plus le problème s’aggrave.
La bonne nouvelle, c’est que les solutions existent. Naturelles ou médicamenteuses, elles sont accessibles et efficaces.
Ce soir, vous pourriez commencer une cure d’ail. Cette semaine, vous pourriez vous procurer des graines de courge. D’ici quelques semaines, vous pourriez vous sentir libéré d’un poids que vous portiez peut-être sans le savoir.
Votre corps vous envoie des signaux. Il est temps de les écouter.



